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Un salarié du secteur privé sur sept détient un compte d'épargne salariale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
le 16/04/2008 Agefi Actifs

L’AFG espère que les mesures sur l’intéressement et la participation permettront d’augmenter le nombre d’entreprises équipées.

Si le contexte boursier n’avait pas été si « agité » au second semestre 2007, la progression aurait été plus importante que 6,3 %. Au 30 juin dernier, le compteur de l’épargne salariale affichait encore près de 94 milliards d’euros, mais à la fin de l’année il était redescendu à 87,6 milliards, selon les chiffres de l’Association française de la gestion financière (AFG). Au total, 13,9 milliards d’euros ont alimenté le dispositif, dont 1,8 milliard au titre de l’abondement des entreprises et 2,6 milliards au titre de l’intéressement, tandis que près de la moitié (6,3 milliards) provenait de la participation. De plus, les salariés ont volontairement versé 3,2 milliards d’euros. Les retraits, anticipés ou intervenant à l’issue de la période des cinq ans, ont totalisé 11,6 milliards d’euros, les effets de la mesure de déblocage du président Sarkozy n’étant pas encore pris en compte.
Près de la moitié des encours, soit 43,3 milliards d’euros, ont été investis en titres de l’entreprise. « Ainsi, (...) l’épargne salariale contribue non seulement à l’investissement productif, mais participe également à la croissance (...), grâce à un flux constant d’encours vers la consommation et l’investissement immobilier », rappelle l’AFG. « Mettre fin au blocage de la participation bouleverserait cet équilibre, compromettant la stabilité du capital des entreprises, et fragilisant encore les salariés les moins aisés », plaide l’association.
 
Onze millions de personnes travaillant dans près de 190.000 sociétés détiennent désormais un compte d’épargne salariale, « soit près de 70 % des salariés du secteur privé en France », détaille l’AFG. Saluant la «progression significative » que constitue la hausse de 15 % du nombre d’entreprises équipées, l’association plaide de nouveau pour « des mesures incitatives fiscales fortes en faveur de l’intéressement ». Et ce afin de « réduire sensiblement les différences qui persistent encore » en termes de taux d’équipement (voir tableau) entre les salariés des grandes entreprises et ceux des PME.
 
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