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| Prix de l’immobilier : enfin en baisse ! |
| Jeudi, 14 Avril 2011 00:00 | |||
La tendance semble davantage s’affirmer à Paris qu’en Province, mais elle est bien réelle ! Il semble que les prix des biens immobiliers à l’achat soient en train de suivre une courbe descendante. Et vu le contexte, il était temps. Détails. Il n’y avait pas de quoi se réjouir de la tournure que prenait le marché de l’immobilier ces derniers temps : depuis la fin 2010, les banques avaient considérablement relevé leurs taux d’intérêts et, dans le même temps, le prix au mètre carré des biens ne cessait d’augmenter. Conséquence : ensuivant cette logique, les acheteurs n’auraient rapidement plus eu la possibilité de financer leurs projets, et de l’autre côté, les vendeurs auraient été contraints de revoir leurs prétentions à la baisse… S’il n’est pas d’actualité que les taux d’intérêt baissent, les prix quant à eux commencent à descendre : bonne nouvelle, le marché échappera peut-être au durcissement appréhendé ! Et il était plus que temps : à Paris, selon le baromètre Efficity, le prix moyen au mètre carré a dépassé pour la toute première fois les 8 000 euros. Un record qui donne le tournis… D’après Guy Nafilyan, le PDG de Kaufman & Broad, qui a confié son point de vue au JDD : « Le marché a déjà commencé à ralentir à Paris. Nous prévoyons dans l’ancien un recul des prix en 2011. Dans certains quartiers du centre de la capitale, la correction pourrait atteindre 5 à 10% ». À Paris, le marché frisait la sclérose. En effet, la capitale s’est totalement vidée des primo-accédants, qui n’avaient manifestement plus les moyens de concrétiser leurs projets, et les ventes se réalisaient donc entre propriétaires : la vente d’un bien servant à financer l’achat d’un autre. Au final, les transactions tournaient sur elles-mêmes, avec pour conséquence une chute du volume des ventes. En janvier, elles ont diminué de 20%. Mais d’après les professionnels, un seuil psychologique a été franchi (plusieurs appartements aux Batignolles, dans le 9ème, à Levallois ou à Puteaux ont été vendus plus de 10.000 euros du mètre carré !) D’une part les acheteurs reviennent à la raison, et d’autre part les vendeurs qui « retenaient » leurs biens en attendant le paroxysme des prix vont sans doute changer d’avis et mettre leur logement sur le marché, en prévision de la hausse des taux d’intérêt. Les acquéreurs les plus patients devraient être gagnants dans cette histoire !
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